Halle de la Madeleine

Halle de la Madeleine

Une réhabilitation hors-norme

 

Au coeur de Nantes, la Halle de la Madeleine vient d’être réhabilitée une seconde fois par l’agence d’architecture « In Situ AC&V ». Couronné en 2012 par le « Prix national de la construction Bois », le bâtiment renaît aujourd’hui de ses cendres moins de trois ans après l’incendie qui l’a totalement détruit en 2016. Récit d’une reconstruction livrée en juillet dernier par les architectes nantais, Pierrick Beillevaire et Solen Jaouen, qui ont réussi à prolonger la philosophie du lieu. Un défi auquel la société Reynaers Aluminium est fière d’avoir participé.

Réhabilitée en 2010 pour des locaux à usage professionnel, la « Halle de la Madeleine » était à l’origine un ancien relais de poste du XIXe siècle. Cet ensemble patrimonial, devenue emblématique après sa première réhabilitation s’imbrique dans le quartier des Olivettes, partie intégrante de la ZAC Madeleine-Champ de Mars. « Encastré dans le tissu urbain » pour reprendre les mots des architectes, le bâtiment s’ouvre sur la chaussée de la Madeleine, reliant l'impasse Juton aux rues Pélisson et des Olivettes par un cheminement piétonnier, traversant les jardins des immeubles de la « Cours des Arts ».

Surprise architecturale

Dans la galerie centrale, des "boîtes" abritant des bureaux façon loft se glissent dans une charpente monumentale pour créer la surprise d’un nouvel espace public intérieur. Après l’incendie, les architectes ont eu à cœur de prolonger l’étonnement comme l’explique l’architecte Solen Jaouen : « L’architecture doit susciter la surprise. C’était déjà quelque chose qu’on avait voulu transmettre avec la première réhabilitation, avec par exemple les têtes

de poutre façonnées comme des mascarons, ces figures grimaçantes que l’on retrouve sur certains immeubles du quai de la Fosse. Dans la seconde réhabilitation, cet étonnement, ou « thaumazein » en grec, renvoie à l’émerveillement. Nous nous sommes inspirés en toute modestie des « Sept merveilles du monde » à travers citations et hiéroglyphes, tout en remplaçant la charpente bois par des fermes en béton fibré. Sur chacun des moucharabieh surplombant la circulation centrale au cœur de la Halle, des plaques d’acier oxydé sont gravées de citations – collectées auprès des différents propriétaires de la Halle  - traduites dans les écritures des différentes civilisations des « Merveilles du monde … ». La réhabilitation de la Halle de la Madeleine résonne symboliquement à sa manière dans la citation de la déesse égyptienne Maat « Agir pour celui qui agit » traduite en son coeur…

Halle de la Madeleine, vue façade intérieure. (c) P.Miara

De la charpente bois au béton léger

Pour l’architecte Pierrick Beillevaire, la surprise est bien au rendez-vous de cette seconde réhabilitation par le jeu architectural des volumes colorés sous la lumière au fil de la journée mais aussi des saisons. Il précise : « la charpente d’origine, en pitchpin (bois qui n’est plus utilisé aujourd’hui), a entièrement disparu dans l’incendie. Le choix a donc été de façonner une structure intérieure en béton dynamique fibré (BFUP) suffisamment légère pour être reprise sur les anciennes fondations sans pieux complémentaires ». A ce défi s’est ajouté celui de la rapidité ajoute-t-il : « D’un côté, il y avait 250 personnes qui avaient perdu leur lieu de travail, de l’autre une vingtaine d’assureurs. Sous l’impulsion des architectes, les accords de projet ont été trouvés pour réussir l’inédite reconstruction de cet ensemble en moins de 3 ans.» Après 20 mois de chantier, la Halle de la Madeleine tel le phénix, renait de ses cendres. La société Reynaers était au rendez-vous à travers la réalisation de murs rideaux et grands chassis utilisant les profilés CW 50, de portes classiques à base de CD 68 mais surtout de l’ensemble des vitrines au rez-de chaussée de la galerie intérieure avec la mise en œuvre de la SlimLine 38, une nouvelle gamme Slim Line à l’aspect minimaliste et au design acier.


SlimLine 38 en vedette

“«Grâce à une bonne organisation de l’ensemble des intervenants, la mise en œuvre s’est parfaitement bien déroulée »”AGC Glacisol

Avec ses charnières invisibles, ce tout nouveau système aux profilés d’une finesse exceptionnelle laisse pénétrer la lumière dans une recherche de transparence d’ambiance industrielle. Disponible en trois versions (Classic, Cubic et Ferro) de design différent, la Slim Line 38 met en valeur l’architecture avec d’excellentes performances. Pour Serge Tanguy, chargé de prescription chez Reynaers Aluminium France, cette réhabilitation s’illustre avant tout par son utilisation dont la finesse des profilés confère cet « esprit acier » pour reprendre ses mots.

Cherchant une rythmique très lisible se rapprochant de l’esthétique des menuiseries fines en acier, les architectes ont opté pour ce nouveau profilé en aluminium avec une finition sablé/noir granité. Sans oublier une optimisation financière de poids sur ce chantier complexe au vu de sa situation dans l’hypercentre de Nantes. Stéphane Rieupet, conducteur travaux de AGC Glacisol, entreprise de miroiterie et menuiserie aluminium nantaise précise « grâce à une bonne organisation de l’ensemble des intervenants, la mise en œuvre s’est parfaitement bien déroulée ». Xavier Spanier responsable site AGC Glacisol, ne manque pas d’ajouter que la qualité du partenariat avec la société Reynaers Aluminium a permis de sortir des standards pour réaliser cette réhabilitation hors-norme.

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Fabricant: 
Architecte: 
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Nantes, France View on map
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